lundi 22 décembre 2014

Parce que Noël, c'est avant tout la fête des enfants...

Nous n'avons jamais été aussi proches de Noël 2014 et je me demandais comment vous souhaiter un très beau Noël...
Et je suis tombée sur un peintre, magnifique, qui s'attache à peindre les enfants dans toute leur candeur, leur innocence leur insouciance.
Vous l'avez compris, j'aime la peinture et vous offrir ces images en partage me comble :-)

Donald Zolan est considéré comme le peintre des enfants et est mondialement connu. Il est né en 1937 et est décédé en 2009.

Personnellement, j'aime beaucoup celle-ci :

15

Tout cela pour vous dire : j'espère que vous passerez un merveilleux Noël. Un Noël dans la chaleur de l'amour, dans la tendresse du coeur, dans l'instant présent afin de profiter au plus profond de vous-même de ces moments de ressourcement.

Et si ce n'était pas le cas, si vous êtes seul(e), si vous vous sentez encore plus démuni(e), je crois que le mieux, si cela vous est possible, c'est de tendre la main vers d'autres encore plus seuls, encore plus démunis, à l'occasion de soirées organisées par des associations caritatives ou autres... 
Parce que le fait de donner aux autres permet de se donner à soi-même aussi.

J'aimerais savoir que personne n'est seul, triste, voire affamé ou pire encore en cette fin d'année... Je sais bien que c'est un rêve, mais avouez qu'il est doux et peut-être qu'à force de faire ce rêve, tous ensemble, un jour, il se réalisera...

Au fait, ça y est ! Mon dernier roman paraît en livre broché, donc, pour ceux qui préfèrent tenir un livre papier en main, ne vous gênez pas !

Candlelight, Gift, Love, Present

Joyeux Noël à vous :-)


mardi 16 décembre 2014

Des relations virtuelles ?

Je me posais la question : les relations virtuelles valent-elles la peine d'être vécues ?


Bench, Chat, Chatting, Chilling
Ami ? Pour de vrai ?

Très sceptique, je déteste l'utilisation, à mon avis, galvaudée, du nom "ami" sur des réseaux sociaux comme Facebook... (exemple absolument pas dû au hasard :-))

En effet, sur ces réseaux, soit l'on accepte uniquement comme "amis" de vrais amis que l'on connaît dans la vraie vie, soit l'on ouvre la porte à des "amis" qui nous sont plus inconnus. 

Il en est de même des amis rencontrés au gré des commentaires sur nos blogs ou autres publications sur le Web. Nous connaissons-nous ? Nous rencontrerons-nous ? Peut-être pas... 

Alors ? En quoi une relation purement virtuelle mérite-t-elle tout de même l'appellation "relation" ?

Dictionnaire Larousse :

  1. Ensemble des rapports et des liens existant entre personnes qui se rencontrent, se fréquentent, communiquent entre elles.
  2. Ensemble des rapports officiels qu'entretiennent les Etats ou certaines collectivités.
  3. Rapports sexuels.
Je pense qu'en retenant la première définition, la réponse est évidente...

Une amie virtuelle, justement, a laissé, il y a peu, un commentaire sur un forum qui nous est commun, indiquant que, parfois, les échanges sur ce forum sont plus intéressants, empreints de tolérance et d'humanisme que ceux qu'elle peut avoir avec des personnes de la vraie vie.

Vous aurez remarqué que je mets l'adjectif "vrai" en italiques. Je me demande (ça cogite dur, aujourd'hui !) où est la vraie vie...

Réponse spontanée : dans notre coeur ; ça fait un peu niais ? 
C'est pourtant le seul endroit où, à mon sens, les choses vraies se produisent et s'épanouissent. 

Alors ?

Alors pour moi, une relation, qu'elle soit virtuelle ou effective, tangible, réelle, existante, (Pff ! j'ai du mal à trouver le mot qui convien !) du moment qu'elle est basée sur l'intelligence du coeur, c'est une relation digne de ce nom !

Autrement dit, merci mes amis d'être là :-)



vendredi 5 décembre 2014

Une journée extraordinaire !

Hier, je me suis retrouvée, comme d'habitude, devant mon ordinateur, le matin et l'après-midi, je devais faire quelques courses.


Blur, Bustle, City, Crowd
La course ? Les courses ?

C'est ça, ta journée extraordinaire ?

Ben oui ! Je vous explique en quelques mots :
J'ai commencé à  travailler, puis j'ai téléphoné à un couple, dont je termine la biographie. Deux personnes âgées absolument adorables pour qui j'ai adoré travailler.
Leur livre est en cours de finalisation et je dois leur remettre à la fin de l'année. Je voulais obtenir leur accord pour l'imprimer, mais ils m'ont laissée sans voix.
En fait, ils m'ont fait comprendre avec timidité et simplicité qu'ils souhaitaient m'accueillir au repas de famille qui réunira tous leurs enfants, à l'occasion des fêtes de fin d'année.
Touchée, je le fus et le sourire qui s'afficha alors sur mes lèvres ne m'a plus quitté de la journée.

Et pour cause : je suis partie faire les courses...
D'abord, le Trésor Public (oui, oui, avec le sourire!). J'ai ainsi pu vérifier une fois de plus que humour et sourire permettent d'office un échange agréable.
Ensuite ? J'ai trouvé facilement à me garer en ville pour me rendre chez l'imprimeur, où je compte faire éditer la biographie mentionnée plus haut. Il s'est montré très compréhensif et à l'écoute de mes exigences. Que du bonheur une fois de plus !

Puis? Je suis allée faire les courses (précision: c'est une vraie corvée pour moi). Le sourire aux lèvres grâce à ces petits riens qui, précédemment, m'ont réchauffé le coeur, j'ai vite pu sortir du magasin et me diriger vers ma voiture.
Je venais de ranger mon caddie, lorsque je me retrouve nez à nez avec une dame âgée qui lève la tête vers moi et m'adresse un merveilleux sourire. Cadeau !

Je suis enfin rentrée chez moi, toujours le sourire aux lèvres, à l'idée de partager avec mon compagnon ces petits riens qui ont ponctué ma journée de soleil et de lumière.


Blowing, Child, Dandelion, Flower
Le bonheur ? Ce peut être simple...

N'est-ce pas cela, le bonheur ? Ces détails quotidiens qui rendent nos vies plus jolis, plus humaines, plus vibrantes. Gratuits et si simples, à chacun de nous de les reconnaître, de les offrir en partage, surtout les jours d'ombre.
Vous rappelez-vous de cette petite fille qui, parce que vous vous êtes arrêté en voiture pour la laisser traverser, vous a adressé un si joli sourire qu'il a illuminé les minutes suivantes ?
De cet homme qui, d'un trait d'humour, vous a fait oublier un instant vos tourments ?
De ce couple de personnes âgées qui se tenait la main et vous a confirmé que l'amour n'a pas d'âge ?
...

Je crois vraiment aujourd'hui que le bonheur, c'est ça.
Bon week-end à chacun d'entre vous et n'oubliez pas : faites fonctionner vos antennes du bonheur :-)

vendredi 28 novembre 2014

Qu'est-ce qu'elle raconte ?!

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, je commence cet article par... un autre article.
Qu'est-ce qu'elle raconte ?!!
Je suis membre d'un forum d'écriture (mais pas que...), je vous en ai déjà parlé. La particularité de ce forum, à mes yeux, c'est son humanisme et sa tolérance.  Nous sommes plusieurs à avoir déjà publié et c'est là où je veux en venir.

Light, Man, Night, Person
Un fléau dont il est possible de venir à bout

L'une d'entre nous a publié un article susceptible à mon avis d'intéresser un certain nombre de parents, de proches. Il s'agit de trouver ce qui peut convaincre un adolescent de cesser de fumer.
Tout le monde, y compris les fumeurs, sait que fumer est mauvais pour la santé.

Alors ?

Alors, je vous invite à aller consulter cet article qui, non seulement, offre des conseils intelligents et originaux, mais vous donne également les références d'un livre écrit par une personne qui sait de quoi elle parle et qui aborde l'arrêt du tabac sous une forme originale et surtout efficace.
Il s'agit d'un livre, mais pas seulement. Je vous laisse le découvrir en toute confiance.

Précision : je ne touche aucune commission ; c'est seulement l'occasion pour moi de partager avec vous des informations de qualité.

Sinon quoi ?
Je travaille sur la version papier de mon roman, afin de pouvoir le proposer à tous ceux qui n'apprécient pas de lire sur un écran.

Je vous tiens informés de la suite et vous souhaite, en attendant un excellent week-end.

mercredi 26 novembre 2014

Aujourd'hui : publication officielle de mon roman !

Beach, Champagne, Cheers, Clink Glasses
ça y est!!!


C'est fait ! C'est parti ! Alea jacta est ! Mon roman ne m'appartient plus... Il est à vous, si vous le souhaitez. Il est pour vous. 
Vous le savez, c'est aujourd'hui la publication officielle de mon roman sur Amazon. Il est à 1,64€ exactement et en version numérique pour le moment.
Je ne suis pas très douée pour me mettre en avant, mais écrire pendant des mois, seule face à son ordinateur mérite finalement, je crois, de s'accorder le droit de se faire connaître.
Je vous le disais régulièrement sur ce blog, j'écrivais en pensant à vous, en particulier, à vous qui m'avez suivie et encouragée.
Comme promis, je vous envoie le PDF.
Comme promis également, je vous fais part de mon autre passion, en vous glissant quelques photos plus parlantes que de longs discours.

Un paysage de rêve personnel


La beauté du corps féminin

La beauté de la nature

Un paysage imaginaire




Voilà ! Vous savez tout ! Mon autre "dada" est la peinture, l'art sous toutes ses formes. Je grave, je peins avec les pinceaux, les doigts, je dessine, bref, tout ce qui touche à l'art me plaît !
Le contact avec la peinture est, pour moi, presque sensuel, en tout cas, je peux dire que je me sens intimement liée à la peinture ; étrange comme formulation, mais conforme à ce que je ressens :-)

Je vous en reparle prochainement, au fil de mon inspiration et de mes avancées.
En attendant, je vous souhaite une merveilleuse journée et une bonne lecture, si vous décidez de faire l'acquisition de mon livre. N'hésitez pas, dans ce cas, à laisser un commentaire, ça me fera très plaisir et m'aidera à évoluer.

vendredi 21 novembre 2014

J'ai cliqué !

Oui, après des mois d'écriture, d'échanges avec vous, j'ai enfin cliqué !
Vous l'avez compris, n'est-ce pas ?
J'ai cliqué sur le bouton qui me permet de publier mon roman sur Amazon.

Apple, Chair, Computer, Desk
ça y est, c'est fait !

Alors quoi ?
Alors, ça fait bizarre. Un petit pincement au coeur, une appréhension. L'impression de se livrer au regard de tous et de chacun. Moi qui ne suis pas douée pour occuper le devant de la scène...

Ce n'est pas la première fois, pourtant. Mes précédentes nouvelles ont toutes été publiées sur Amazon.
Mais, cette fois, il s'agit d'un roman que je cogitais depuis un bon bout de temps et puis, j'ai l'impression que l'appréhension et toutes ces questions qui accompagnent la publication d'aujourd'hui sont présentes à chaque lancement d'un livre.

Alors, oui, cette fois, alea jacta est, les dés sont lancés ! Je vous laisse découvrir la couverture que j'ai retenue, finalement sur Amazon et plus, si affinités :-)

Je veux remercier les personnes qui m'ont soutenue en commentant les extraits que j'ai publiés sur ce blog, en leur envoyant gratuitement le PDF.

Sinon, sachez que si vous voulez me soutenir une dernière fois, ce serait bien d'acheter mon roman qui est  à 1,64 € sur Amazon, mercredi prochain.
Pourquoi ?
Parce que plus il y aura de personnes achetant mon livre à sa sortie, plus il aura de chances de se faire connaître.
Pour les mêmes raisons, n'hésitez pas à en parler à vos contacts...

Je rappelle qu'il n'est aucunement nécessaire d'acheter un Kindle pour lire un livre numérique. En téléchargeant un logiciel gratuitement, à partir d'Amazon, vous pourrez lire autant de livres numériques que vous le souhaiterez.
Pour que vos achats de livres sur Amazon riment avec plaisir, je vous invite à consulter cette page issue du blog d'une amie qui maîtrise la question et répond à toutes vos questions éventuelles.

Et, si vous voulez encore me soutenir une dernière fois (oui, je sais, ça fait 2 dernières fois !!), je vous serai très reconnaissante de laisser un commentaire sur Amazon.
Pourquoi ?
Je suppose que, comme moi, vous jetez un oeil sur les commentaires, lorsque vous souhaitez acquérir un livre...C'est pourquoi il est si important de donner votre avis, votre ressenti, afin de permettre à d'autres lecteurs de faire leur choix et, facultativement, à moi, de me sentir un peu satisfaite et/ou de tenir compte de vos remarques pour la suite.

Et maintenant ?
L'aventure n'est pas terminée pour autant, car, à présent, je vais suivre mon livre de loin, un peu comme un enfant devenu grand que l'on ne perd pas de vue, mais que l'on laisse évoluer à sa guise...

Je reviendrai également vous parler de mon autre passion à laquelle j'ai décidé de consacrer davantage de temps à présent... à suivre :-)

En attendant, je vous souhaite une très bonne journée et quelle que soit votre participation à la croissance de mon livre, je vous remercie d'être là, juste là, tout près :-)

mercredi 19 novembre 2014

Pourquoi écrire ?

Hand, Notebook, Pc, Technology
Pourquoi ?

Pourquoi écrire ? Pourquoi passer tant d'heures, seul(e) devant un ordinateur ou un stylo à la main ?
Pourquoi s'isoler, se mettre à l'écart, travailler si longtemps sans rien attendre en retour (en tout cas, pas tout de suite, pas forcément...) ? Pourquoi ?

Anaphore "Pourquoi" aurait dit la collègue du père de Layane...

Ce sont les questions qui me viennent à l'esprit, à la veille de publier mon roman.

Ceux qui me suivent le savent, l'écriture de ce roman a débuté il y a quelques mois de cela et, lorsque je m'attarde sur les moments passés devant mon ordinateur à écrire, effacer, recommencer, chercher, laisser tomber, reprendre, raturer, me décourager, reprendre... j'ai le souvenir de réels souffles de vie, de bonheur.

Faire vivre mes personnages, éprouver leurs émotions et vibrer avec eux, grâce à quelques lettres choisies parmi tant d'autres...

Vivre dans une autre réalité, juste pour le plaisir de ressentir, de partager et de découvrir au fil de l'écriture, tout comme vous, au fil de la lecture, le destin d'êtres de plume.

Le plaisir des mots, des sonorités, du langage qui dit, émeut, distrait, pleure, suggère...

Avant tout, je crois que là est le pourquoi de la personne qui écrit.

Je souhaite à tout le monde de pouvoir coucher sur le papier ou sur l'écran les mots qui demandent à naître, à vivre, à exprimer ce qui se niche au coeur de chacun. L'écriture est une force, au même titre que l'art en général. Dire, échanger, transmettre, partager, éveiller... de jolis mots que beaucoup de dictateurs s'empressent, toujours à l'heure actuelle, de réduire au silence;

Ecrire, exprimer sous toutes les formes possibles, parce que nous sommes humains, parce que nous vivons ensemble, tout simplement.

Pensez à ces mots de Paul Claudel que j'ai déjà partagés avec vous, en citation:
"L'écriture a ceci de mystérieux qu'elle parle."

Ou encore ceux-ci de Romain Rolland :
"L'art est le rêve de l'humanité, un rêve de lumière, de liberté, de force sereine."

Je vous souhaite à tous une journée lumineuse et sereine.


vendredi 7 novembre 2014

Le puzzle se met en place

Si vous voulez tout reprendre depuis le début, c'est ici.... Sinon, sachez que la publication de ce roman est imminente :-)

L’homme se lève, prend son sac et la suit. Tout se fait naturellement, simplement.
-          Tu en as mis un de temps ! T’as une idée de l’heure qu’il…
Alian aperçoit soudain l’homme qui suit sa femme. Il hésite. Un client ?
-          Je te présente Antoine. Il… Je lui ai proposé de prendre son déjeuner chez nous à titre gracieux. Il…
-          Monsieur, bonjour. Je me présente, Antoine Dufour. Votre épouse m’a gentiment invité à prendre mon repas chez vous. Je peux, si vous le souhaitez, vous donner un coup de main avant que les premiers clients n’arrivent. J’ai fait la plonge dans un grand restaurant de la ville, durant quelques mois.
-          Non, merci. Sylvie, tu peux m’accompagner en cuisine, s’il te plaît ?
-          Installez-vous à cette table, Antoine, j’arrive.

Blowing, Child, Dandelion, Flower
Oui à la vie
Tandis que le couple s’éloigne, Antoine prend place tranquillement et s’amuse à observer les badauds. Certains déambulent, se souciant peu de ce qui les entoure, cherchant juste à profiter de la joie d’être avec leurs enfants, compagnes ou compagnons.
D’autres pensent également faire honneur à la vie en accumulant l’achat de souvenirs dans les très nombreuses et tentantes boutiques de la rue. Chacun trouve le bonheur là où il le cherche. A-t-il la même valeur ? Procure-t-il le même sentiment de plénitude ?
Antoine sourit. Il connait les réponses. La rue s’est chargée de les lui apporter. Aujourd’hui, il est serein. Il se demande juste ce qui se cache derrière cette rencontre. De toute façon, il est prêt. Il fait confiance à la vie. S’il est ici, c’est qu’il doit l’être.
-          Qui c’est ce type ? Où est-ce que tu l’as connu et pourquoi tu l’as invité ?
C’est normal. Sylvie s’attendait à toutes ces questions et elle s’empresse d’y répondre, tout en aidant son mari à préparer les salades.
-          Tu comprends, quand j’ai entendu la remarque de cet homme, ça m’a tellement indignée !
-          Oui, il y a des gens qui sont tellement déconnectés avec la réalité qu’ils perdent toute humanité ! N’empêche, tu n’étais pas obligée de faire venir ce SDF ici.
-          Tu as raison, je ne sais pas trop pourquoi j’ai agi comme ça…
-          Je ne me serais jamais douté qu’il vive dans la rue, en tout cas.
-          Oui, c’est ce qui m’a intriguée chez lui. Malgré ce qu’il endure, on dirait qu’il a su garder sa fierté, comme si c’était un choix assumé pour lui d’être sans domicile. En fait, je crois que je l’ai invité, parce que je voulais en savoir plus.
-          Tu lui donnes quel âge ?
-          Pas plus de quarante-cinq ans, je crois.
Le carillon de la porte d’entrée se fait entendre. C’est parti pour environ trois heures non-stop.


*****

-          De Compiègne ! Étranger ! Je n’y comprends rien !
Depuis que j’ai retrouvé mon chez-moi, assise sur la banquette, les paroles de la patronne tournent en boucle dans mon cerveau endolori.
-          Et l’autre bourrin qui est arrivé pile-poil quand elle allait me dire son nom !
Je regarde mon portable, mais il demeure désespérément silencieux, malgré les deux messages que je lui ai envoyés en sortant du restaurant, dans une dernière tentative d’obtenir un nom.
-          Elle ne me répondra pas… son mari a dû la museler. Elle a la trouille.
Pourtant, le peu que j’ai réussi à glaner d’informations a décuplé ma motivation. Au fil de mes recherches et des renseignements que j’obtiens, j’ai l’impression de peu à peu donner vie à mon père.

J’ai l’intuition forte qu’il est toujours en vie et que le fil qui nous relie n’est pas brisé. À moi de le remonter.

Les pièces du puzzle se mettent en place peu à peu. La motivation de Layane ne faiblit pas et Sylvie, pour une fois, a laissé parler son instinct. Reste à comprendre ce qui relie ces deux femmes sensibles et têtues.

Bon week-end, peut-être prolongé pour certains. Et si le temps est automnal, quoi de plus normal ? :-) Profitez-en pour prendre soin de vous et, le cas échéant, pour partager de chaleureux moments avec ceux qui vous sont chers. 

mercredi 5 novembre 2014

Comment concevez-vous Noël ?

Candles, Chillies, Hot
Je songe à Noël

Personnellement, Noël ne peut être synonyme de fête commerciale, d'achats à tout-va, de repas plus lourds à digérer les uns que les autres....
Alors, quoi ?!
Alors, famille, chaleur, douceur, tendresse, plaisir, simplicité.
Ces mots résonnent davantage à mes oreilles. Vous me direz peut-être que ces mots peuvent aller de pair avec ce que j'ai rejeté précédemment.
Peut-être...


Brownies, Chocolate, Christmas, Cookies
Un Noël sucré et tendre

J'imagine un salon rayonnant d'une lumière douce. Une atmosphère ouatée qui enveloppe chacun d'amour et de tendresse. Les parfums sucrés des petits fours que les enfants ont préparé avec leurs aînés. Le simple plaisir d'être ensemble, paisibles, au chaud. Un luxe pour beaucoup.

Une pensée justement pour tous ceux qui se sentent plus rejetés, plus seuls encore que d'habitude. Pour tous ceux qui, en apercevant la lumière à travers les volets, en entendant même parfois les rires cristallins des enfants, plongent plus profondément encore dans leur solitude.

Des pensées bien inutiles, me direz-vous, puisqu'elles ne peuvent rien changer. Peut-être.
Au moins, permettent-elles d'avoir conscience de la chance que l'on a parfois. De susciter de la gratitude pour ce qui nous est donné. De faire éventuellement un geste en donnant un peu de temps à ceux qui en ont besoin.

Ce billet, c'est aussi pour vous inviter à aller voir du côté de ce blog que j'ai découvert il y a peu. Je ne touche aucune commission pour vous en parler ; c'est juste qu'il emprunte un chemin que j'apprécie de suivre.

Vous pourrez y puiser des idées de cadeaux écolos, des informations utiles, des recettes sympas...
J'ai surtout aimé le défi du mois : fabriquer de jolis cadeaux de Noël utiles et écologiques.

Moins de deux mois pour réfléchir, concevoir, trouver ce qui fera de ce prochain Noël un jour peut-être pas exceptionnel, mais qui restera dans le coeur de chacun, au chaud, là où sont enfouis les souvenirs heureux, les sourires et les gestes tendres.

Prenez soin de vous et à bientôt :-)

jeudi 30 octobre 2014

Des rencontres intéressantes


Pff ! Comme je l'évoquais dans un précédent article, le temps passe trop vite, même après le changement d'heure !
En tout cas, le travail de mise en page progresse. La couverture est prête ! 
Je suis ravie ! Grâce à vos commentaires et au travail d'une personne très compétente, mon roman a gagné une très belle couverture que vous pourrez bientôt découvrir...

En attendant, je vous livre la scène que Layane espère décisive pour orienter sa recherche. Quant à Sylvie, je vous laisse découvrir l'étrange rencontre qui l'obligera à se remettre en question.


Artist, Black-and-white, Magic, Man
La rue offre des rencontres inattendues

C’est alors qu’elle s’approche :
-          Un dessert ?
-          Non, merci. Un café, s’il vous plaît.
-          Je vous l’apporte tout de suite.
Je vais enfin savoir de quoi il retourne.
-          Tenez, votre café.
Puis, elle change de ton et me glisse tout bas :
-          Je n’ai pas eu le temps d’écrire. Quand vous avez parlé de celui que vous recherchez, ça m’a tout de suite rappelé ce cuisinier qu’on avait embauché. Il était jeune, pas plus de vingt ou vingt-cinq ans, je ne sais plus. On en était content, mon mari et moi, il travaillait bien.
Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé. Du jour au lendemain, il a commencé par arriver en retard, ensuite, il trouvait des excuses pour partir plus tôt. En cuisine, il oubliait certains ingrédients sur les pizzas ou les faisait brûler.
Bref, mon mari s’est énervé. Il faut le comprendre, les clients étaient mécontents et pour nous, c’était vraiment embêtant, d’autant plus qu’on n’était pas ouvert depuis longtemps, alors, il nous fallait nous bâtir une bonne réputation.
Mon mari était très déçu. Il avait misé sur ce gars et pensait avoir trouvé un bon employé. D’abord, il a cherché à lui parler, à essayer de comprendre ce qui n’allait pas, mais pas moyen d’obtenir la moindre information.
Et le jour où il est arrivé, imbibé d’alcool, ça a été la goutte de trop, si je puis dire. Mon mari a vu rouge et l’a mis dehors violemment. Il était hors de lui.
Trop, c’est trop, vous comprenez ? Et sa colère était à la mesure de sa déception. Il l’a licencié pour faute grave, en sachant qu’il aurait bien du mal à retrouver du travail dans ces conditions, mais je n’ai rien pu faire.
C’est pour ça… cette histoire m’a laissé un goût de culpabilité, alors, si aujourd’hui, je peux faire quelque chose.
Abasourdie, les pensées s’entrechoquent dans ma tête. Puis, la question, qui me taraude depuis ma première visite, surgit :
-          Mais pourquoi votre mari m’a dit qu’il n’embauchait pas les étrangers ? Pourquoi ? Quel rapport ?
À cet instant, le patron ouvre la porte donnant sur la salle. Très vite, sa femme me chuchote en reprenant son plateau :
-          L’homme que vous cherchez faisait étranger, c’est pour ça.
-          Mais d’où venait-il ? Comment s’appelle-t-il ?
-          Il venait de Compiègne, mais il était très brun, les yeux foncés, pas comme on s’imagine les gens du nord, quoi ! Il…
-          Qu’est-ce que vous faites encore là ?
Le patron fonce vers ma table, tandis que sa femme s’éclipse immédiatement.
-          Je me suis offert une de vos pizzas, que j’ai d’ailleurs fort appréciée. Pourquoi ?
Feindre l’idiote est une de mes spécialités, car j’ai souvent constaté que ça me permettait de sortir facilement de beaucoup de situations délicates.
Effectivement, le patron me regarde, bouche bée, ne sachant plus très bien quelle contenance adoptée .
-          Très bien. Tant mieux. L’addition ?
-          Oh, mais vous faites le service aussi ?
Il me lance un regard noir et appelle sa serveuse, en tournant les talons. Je le vois se diriger directement vers sa femme et lui parler à l’oreille. Tous deux se rendent ensuite dans la cuisine. J’espère qu’elle saura mentir aisément.
Pour l’heure, je m’empresse de régler mon repas avant de quitter le restaurant, sans demander mon reste.



Les jours se suivent et se ressemblent pour Sylvie et Alian. Cuisiner, servir, gérer, nettoyer et tenter, seulement tenter, de vivre un peu à côté.
Et parfois, une parole, une rencontre qui transfigure le quotidien et marque à jamais.
Nous sommes vendredi. La fatigue de la semaine se fait sentir et Sylvie éprouve de plus en plus de difficultés à se lever le matin. Au manque d’énergie se mêle l’absence d’envie et ça l’inquiète. Elle a conscience de rentrer dans une spirale dont il n’est pas aisé de sortir et qui peut s’avérer hautement destructrice.
La journée a bien commencé pourtant. Alian s’est levé avant elle et a préparé un excellent petit-déjeuner, composé de ce dont elle raffole : jus d’orange, pancakes au sucre roux et thé vert parfumé au jasmin.
Malgré son peu d’appétit, elle s’est forcée à y faire honneur pour témoigner sa gratitude, mais aussi, parce qu’elle sait qu’Alian n’aurait pas compris que ce ne soit pas le cas.
Ce copieux repas eut le mérite de leur permettre de ralentir la course du temps et d’apprécier le calme de leur appartement, avant le brouhaha permanent lié à l’affluence des clients au restaurant.
Malheureusement, une fois arrivés sur leur lieu de travail, Alian s’énerve tout de suite, parce que la commande de salades, qu’il a reçue, s’avère de très mauvaise qualité. Or, midi approche et les menus ne peuvent se concevoir sans salade verte en accompagnement.
-          J’ai ma tartiflette à terminer et les desserts à préparer. Je n’ai pas le temps de…
-          Ne t’inquiète pas, j’y vais. Je vais chercher quelques salades et je t’aiderai en cuisine avant que les clients n’arrivent. De mon côté, tout est prêt.
Soulagé, Alian se remet de suite au travail. Sylvie aurait aimé un « merci » ou un baiser, mais…
-          Tu en prends une douzaine, je m’arrangerai !
Sylvie… Merci !
Ah quand même !
En fait, elle est contente de cette excuse pour sortir un peu. Le soleil tape fort et les rues sont bondées. Elle entend un peu plus loin la mélodie qui accompagne probablement un artiste de rue qui fait son numéro, dans l’espoir d’être repéré et gagner de quoi continuer.
Elle aime cette ambiance, les sourires qui s’affichent sur les visages des spectateurs tantôt émerveillés, tantôt surpris, un instant hors du temps, hors de leurs tracas quotidiens.
Depuis quand Alian et elle ne se sont-ils pas promenés dans le dédale des ruelles anciennes, traversées par le Thiou, la plus petite rivière de France ?
Perdue dans ses pensées, Sylvie zigzague entre les touristes, quand une phrase prononcée négligemment par l’un d’eux se faufile jusqu’à ses oreilles.
-          Tu vois, moi, ces gars, j’leur donne rien. Parce que, si tu y réfléchis bien, tu te rends compte qu’ils ne servent à rien, donc, je suis désolé, mais la société ne leur doit plus rien. Logique, non ?
-          C’est clair ! Si t’es pas utile à la société, tu n’as pas à lui réclamer quoi que ce soit.
Sylvie s’est arrêtée net. Atterrée, elle observe les deux comparses, insouciants et sûrs d’eux, jeter un œil dédaigneux sur un SDF assis à même le sol, puis poursuivre leur chemin.
C’est impossible ! On ne peut pas raisonner comme ça…
Les gens passent. La plupart, sans un regard. Quelques-uns jettent une pièce ou glissent un sourire à cet homme d’un âge indéfinissable. Il est assis en tailleur, le dos droit, digne et souriant. L’on sent qu’il tient à garder une apparence propre et correcte, dernier signe probablement d’appartenance à la société des hommes.
La scène s’est déroulée très rapidement et Sylvie se demande à présent si elle n’a pas rêvé. Cette façon d’être et de penser est tellement à des années-lumière de ses convictions.
Qui est utile à qui ? Dans quelle mesure ? Être vivant ne suffit-il pas à appartenir à la société et à lui apporter quelque chose ? Comment juger de ce que la société doit à chacun ?
Elle se souvient d’un prospectus sur un dénommé Pierre Rabhi et les actions menées par son association. Une phrase avait retenu son attention. Elle évoquait le fait que, dans notre société, tout ce qui n’a pas de parité monétaire n’a pas de valeur. En conséquence, chaque personne est effacée socialement, si elle n’a pas de revenu.
Les propos qu’elle vient d’entendre en sont l’illustration parfaite.
Absorbée par ses réflexions, elle n’a pas encore remarqué le regard insistant du SDF sur elle. Quand elle le perçoit, il lui sourit avec une telle bienveillance qu’elle en est totalement bouleversée.
Mue par une pulsion inconsciente, elle va à sa rencontre et lui tend la main.
-          Moi, c’est Sylvie.
-          Et moi, Antoine.
Et maintenant ? Elle ne sait plus quoi dire !
-          Vous allez bien ?
-          Je… oui, bien sûr ! C’est à vous qu’il faut poser la question !
-          Mais je vais très bien, merci. Le soleil rayonne tout autour de moi, les gens sont souriants et…
-          Pas tous ! Avez-vous entendu ce que cet homme a dit de vous ?
-          Chaque jour, j’entends et j’assiste à des scènes qui pourraient être désagréables pour moi, si j’en faisais une affaire personnelle, mais ce n’est pas le cas.
Son sourire est contagieux. Sylvie se sent bien auprès de lui. Elle a envie de prolonger ce contact.
-          Je tiens un restaurant avec mon mari à deux pas d’ici. Si vous le désirez, vous êtes mon invité.
-          D’accord.

L’homme se lève, prend son sac et la suit. Tout se fait naturellement, simplement.

Il est parfois des rencontres qui balisent notre chemin de vie.
Bonne journée à tous. Profitez bien les uns des autres :-)

mercredi 29 octobre 2014

18 photos à partager

On m'a envoyé récemment 18 photos donnant à voir les chemins périlleux que certains enfants empruntent pour aller à l'école.
Je ne résiste pas à l'envie de les partager avec vous, car je les trouve très belles. Je vous ai glissé deux d'entre elles ci-dessous.
J'ai sélectionné la première pour la poésie de l'image ; je la trouve magnifique! Les couleurs et le miroitement du soleil dans l'eau drapent cette photo d'un voile irréel.
Quant à la deuxième, je trouve qu'elle représente clairement le danger auxquels s'exposent ces enfants pour simplement avoir le droit à l'éducation.
Je vous invite à aller sur ce lien, si vous souhaitez découvrir les 16 autres clichés présentés sur le site de Daily Geek Show.


Les enfants de Riau en Indonésie partent à l'école en canoë



Des enfants et des adultes empruntent un chemin de près de 200 km dans la montagne pour rejoindre le pensionnat à Pili en Chine

Je précise que mon propos n'est pas de comparer le style de vie de nos enfants à celui de ces enfants.
Je pense qu'il n'y a là rien de comparable. Il s'agit seulement d'informer, d'ouvrir grands les yeux, afin de se rendre compte de la façon dont les gens vivent hors de nos frontières.
Ainsi, l'esprit curieux et ouvert peut nous conduire à relativiser ce qui nous entoure, voire à contribuer d'une quelconque façon à ce que les choses changent. Aussi bien pour faire comprendre à nos enfants l'importance de l'éducation que pour rendre plus aisées les conditions de vie de ces autres enfants, si beaux dans leur joie de vivre et leurs sourires.

Je vous souhaite une journée riche des sourires que vous ne manquerez pas de rencontrer sur votre chemin :-)





lundi 20 octobre 2014

À votre avis ?

J'espère que vous avez passé un excellent week-end. Pour ma part, je me demande parfois si les jours totalisent réellement 24 heures...

Je prends tout de même le temps de livrer à votre sagacité mes projets de couverture pour la publication de mon roman. Si tout se passe comme je le souhaite, cela devrait se faire en novembre.

Habituellement, c'est une phrase, une expression qui déclenche, chez moi, l'envie d'écrire. Le titre de mon histoire est donc souvent préalable à l'histoire elle-même.
Cette fois, c'est différent, comme vous le savez, puisque je vous ai déjà sollicité pour m'aider à choisir un titre. 
2 titres entrent en concurrence, c'est la raison pour laquelle vous trouverez ci-dessous une proposition comportant un titre différent.

Trêve de long discours, je vous laisse choisir et m'indiquer, si vous avez 2 minutes, la couverture qui a votre préférence :-)

PROPOSITION N°1 :



PROPOSITION N°2 :


PROPOSITION N°3 :


Je vous souhaite une excellente journée,  même si on est lundi :-)



vendredi 17 octobre 2014

La faim donne de bonnes idées...

Si vous voulez découvrir de quoi on parle ici, je vous invite à consulter cette page :-)


Minuit : l'heure des pâtes !

Pourquoi avoir évoqué l’emploi d’étrangers lorsque je lui ai parlé de ma recherche ? Pourquoi s’être ainsi emporté ? De quoi sa femme avait-elle peur ?
J’ai beau retourner les questions dans tous les sens, je n’y comprends rien. Quant à rester dans l’attente d’un hypothétique coup de fil de cette femme manifestement terrorisée par son mari…
Le problème, c’est que c’est finalement la seule piste que j’ai. Alors, oui, je sens que je vais vivre les prochaines heures dans l’espoir d’entendre sonner mon portable, même si tout cela me paraît trop invraisemblable pour aboutir à quelque chose d’intéressant.
Afin de tromper mon impatience, je m’installe sur le lit et sors mon ordinateur pour tester le partage de connexion depuis mon Smartphone. Impeccable, ça fonctionne très bien.
La nuit tombe et me trouve profondément endormie. Malheureusement, les lumières des réverbères finissent par me réveiller et m’obligent à me lever pour fermer les stores, l’esprit ensommeillé.
Je dois m’y reprendre à plusieurs reprises pour couvrir le pare-brise, ce qui achève d’éclairer mon cerveau et d’alerter mon estomac.
Il est minuit passé, quand je me résous à faire bouillir de l’eau pour une bonne plâtrée de pâtes. Le portable bien en évidence au cas où.
Quelques heures plus tard, c’est cette fois, le soleil qui me trouve en train de comater devant l’écran, conséquence d’une nuit presque blanche, passée à tuer le temps en surfant sur Internet.
Résultat, j’ai sûrement déjà épuisé pas loin de la totalité de mon forfait Internet, la batterie de la cellule en laissant mon ordinateur allumé et, cerise sur le gâteau, je suis KO !
Le moral dans les chaussettes, je vais me coucher, tandis que le monde s’éveille. De fait, la circulation aux alentours s’accentue, des voitures viennent se garer à proximité, des gens passent en discutant, mais je n’entends rien, plongée profondément dans les bras voluptueux de Morphée.
Mon portable sonne, le son me parvient de très loin, sans que je puisse l’identifier consciemment. Pourtant, je me réveille, juste pour constater l’appel manqué qui s’affiche sur l’écran lumineux.
-          Non, c’est pas vrai !
Je consulte fébrilement ma messagerie au cas où mon téléphone dysfonctionnerait et ne m’aurait pas indiqué un nouveau message. Peine perdue et pas de numéro, mon correspondant ayant téléphoné en appel masqué. J’en suis quitte pour espérer une nouvelle tentative de cette femme qui semblait vraiment vouloir m’aider, car je suis certaine que c’est elle qui a cherché à me contacter.
9 h 47. Une douleur sourde vrille ma tête. C’est l’heure du café.

Coffee, Cup, Drinking, Morning
Remède d'urgence !
Quelques minutes plus tard, le breuvage noir de jais qui se propage dans mon corps commence à faire effet. Les idées s’éclaircissent, tandis que la douleur cède du terrain.
La veille, j’avais oublié de brancher le frigo sur le gaz. Du coup, avec la chaleur de l’été qui prend ses quartiers, le reste de jambon que j’avais gardé pour mon déjeuner d’aujourd’hui exhale une odeur peu conforme à ce que mon estomac est capable de digérer.
Après tout, je peux bien m’offrir un repas modeste dans un restaurant au cours de mon séjour. L’idée fait son chemin et me donne à sourire. Le client est roi, n’est-ce pas ?
Un peu plus tard, le ventre vide, hormis le café corsé du matin, c’est affamée que je pénètre dans le restaurant le plus accueillant du village.
Il est à peine midi et seules deux tables sont occupées. Je feins d’ignorer le regard inquiet que me lance la patronne, en me voyant franchir le seuil d’entrée. Rapidement, elle s’approche de moi et chuchote :
-          Que venez-vous faire ici ? Que voulez-vous donc ? J’ai essayé de vous joindre, vous n’avez pas répondu.
-          J’ai faim, je veux m’offrir l’un de vos menus et je suis désolée, mais je n’ai pu vous répondre ce matin. Peut-être que ce repas nous permettra de discuter un peu.
-          Vous n’y songez pas ! Quand mon mari va vous voir, il ne va pas apprécier du tout !
-          Je ne vois pas pourquoi. Je suis une cliente comme les autres. D’ailleurs, j’aimerais m’installer à cette table.
Comprenant que rien ne me fera changer d’avis, elle m’accompagne et me donne la carte des menus.
-          Bon, d’accord. Je vais essayer de trouver le temps de vous écrire un petit mot et de vous le glisser durant votre repas, mais, s’il vous plaît, ne vous attardez pas trop longtemps.
Mon mari est un homme gentil, seulement, il maîtrise mal ses émotions et peut entrer dans des colères très fortes.
-          Je ne vois pas pour quelle raison il éprouverait de la colère contre moi.
-          Moi, si.
Avant que je ne la questionne davantage, elle se dirige prestement vers de nouveaux clients qui arrivent fort à propos pour elle.
Une jeune femme assure également le service et, bien entendu, c’est elle qui s’occupe de prendre ma commande, puis de m’apporter ma pizza. La patronne œuvre en terrasse où de nombreux touristes ont maintenant pris place. Bien que ses allers-retours la conduisent fréquemment à passer près de ma table, elle ne m’adresse pas un seul regard, tandis que ma pizza est déjà en cours de digestion.
J’hésite sur la démarche à suivre. Je ne peux rester là indéfiniment, mais je sens intuitivement que, si je pars tout de suite, je n’aurai plus jamais de nouvelles de cette femme.
C’est alors qu’elle s’approche :
-          Un dessert ?
-          Non, merci. Un café, s’il vous plaît.
-          Je vous l’apporte tout de suite.

Je vais enfin savoir de quoi il retourne.

Il est temps que Layane puisse se mettre quelque chose sous la dent, sinon elle risque de se retrouver dans une voie sans issue. Je pense que vous l'avez compris, ça ne saurait tarder...

Je poursuis mon travail de mise en page et vous propose la semaine prochaine les différentes couvertures auxquelles je songe pour cette histoire, alors, à bientôt et bon week-end :-)

mardi 14 octobre 2014

Le temps? De quoi parlez-vous ?


Clock Pointers, Fashion, Hands Of A Clock, Things
Qu'est-ce que le temps ?

Je lis, j'entends, je pense à la fuite du temps.
C'est un thème qui se veut toujours plus présent au fil des jours qui naissent, puis s'effacent.

Je me suis donc posé la question : et moi ? Comment je me positionne par rapport au temps qui marque mon visage, mes espoirs et influence mon corps ?

Allez, pas de chichis entre nous !
J'ai 45 ans à ce jour ; ce n'est pas ce que notre société considère comme un âge avancé (encore que, professionnellement...), mais je ne suis pas non plus de première jeunesse, alors je pense...

Je pense que le temps est une notion purement humaine (beaucoup d'autres l'ont compris avant moi!).
Je pense que nous accordons trop de temps au temps dans nos sociétés, dites riches, car, dans certains pays, l'importance accordée à cette donnée subjective est bien moindre. Certains ne connaissent même pas leur âge et ça ne les intéresse pas ; ils vivent, point final!

Peut-être me direz-vous que, tout de même, vieillir, c'est sentir son corps perdre sa vitalité, voire souffrir... C'est souvent vrai, cependant, les hôpitaux sont malheureusement remplis d'enfants et d'adolescents malades et en souffrance. La douleur et la perte d'énergie ne sont pas l'apanage de la vieillesse, non ?

Au sujet du temps, toujours, quelque chose me fait sourire : bientôt, le traditionnel changement d'heure... Nous dirons alors que nous avons "gagné" une heure, une heure de sommeil, de plaisir, de vie, de conscience...
Comment "gagné"? Grâce à une décision purement humaine, mais en vérité, gagnons-nous réellement une heure?

Le temps file, trop lentement parfois, trop rapidement d'autres ; c'est selon nos envies, nos attentes, nos ressentis. Une chose est sûre : nous sommes en vie et, souvent, comme l'a dit Robert Louis Stevenson : "De tous nos devoirs, celui que nous négligeons le plus est le devoir d'être heureux."

En complément, je vous livre ci-dessous quelques citations qui ont retenu mon attention :

Probablement, ma préférée : "On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux." 
de Henri Matisse

"Vieillir est encore le seul moyen qu'on ait trouvé de vivre longtemps."
de Charles-Augustin Sainte-Beuve

"Quarante ans, c'est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c'est la jeunesse de la vieillesse."
de Victor Hugo (Comme quoi, tout est relatif ! :-))

"Vieillir n'est qu'une mauvaise habitude : l'homme occupé n'a pas le temps de la prendre."
de André Maurois (L'avez-vous prise? :-))

Prenez soin de vous, vivez avec enthousiasme, usez de l'autodérision et reposez-vous, au sens propre ou au sens figuré, sur l'épaule d'un être cher si vous disposez de cette aide précieuse.

jeudi 9 octobre 2014

Layane doit affronter la colère d'un restaurateur


Au cours de son enquête, Layane fait une rencontre plutôt désagréable, mais c'est mieux que rien...


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Layane ne s'attendait pas à cela


La tasse chaude entre les mains, je revis la journée en accéléré, jusqu’à cet échange désagréable et incompréhensible.
Je venais de sortir du douzième restaurant du village. À chaque fois, la même incrédulité se lisait sur les visages des patrons. Au scepticisme s’ajoutait le défaitisme.
-          Comment voulez-vous que je me souvienne de qui travaillait chez nous il y a vingt-cinq ans ! Faut pas rêver ma p’tite !
Ou encore :
-          Ça fait vingt ans que j’ai le même cuisinier et avant, c’était moi aux fourneaux, alors j’peux vous dire avec certitude que votre homme n’a jamais officié ici…
Bref, chou blanc.
J’étais vraiment découragée et me demandais si cela valait la peine d’aller voir les trois établissements restants. C’est à ce moment que les paroles du premier patron rencontré me revinrent en mémoire. Je décidai donc d’aller au moins jusqu’au bout de ma démarche.
J’entrai donc dans un nouveau restaurant, le visage avenant et la confiance au bout des lèvres.
-          Bonjour. Pourrais-je rencontrer le patron, s’il vous plaît ?
-          Qu’est-ce que vous lui voulez ?
J’avais senti mon cœur se serrer violemment à cet instant. Le ton de l’homme ne laissait aucun doute : je n’étais pas la bienvenue !
Je pris sur moi et lui expliquai le plus succinctement possible ma requête, puisqu’il était sans aucun doute le patron.
Un instant, il me regarda, sans que je puisse deviner s’il allait me projeter à bout de bras dehors tout de suite ou attendre un peu…
Puis, il se mit à vociférer des propos tout à fait incohérents pour moi.
-          J’vais vous dire quelque chose et vous allez vous l’rentrer dans l’crâne une bonne fois pour toutes : ici, dans ce restaurant, on embauche français ! C’est assez clair pour vous ? Les étrangers, j’en veux pas ! Au revoir Madame !
Et il me planta là, en me tournant le dos, sans plus d’explications. Heureusement, aucun client n’avait encore investi les lieux. Une femme surgit alors discrètement d’une salle avoisinante. Manifestement, elle avait écouté en catimini notre conversation.
Elle s’approcha de moi silencieusement et me demanda d’excuser la virulence de son mari. En jetant fréquemment un œil inquiet vers la direction que ce dernier avait prise, elle murmura :
-          Laissez-moi votre numéro de téléphone… je peux peut-être…
À cet instant, du bruit se fit entendre en cuisine et, vite, elle fit demi-tour. J’eus juste le temps de lui griffonner mon téléphone sur le papier qu’elle venait de me donner et de lui tendre précipitamment.
Sans demander mon reste, mais un peu sonnée, je quittai le restaurant. C’est ensuite, sans conviction, que je rendis visite aux deux derniers établissements de ma liste. Je fus reçue plus gentiment, mais en vain.

Pourquoi avoir évoqué l’emploi d’étrangers lorsque je lui ai parlé de ma recherche ? Pourquoi s’être ainsi emporté ? De quoi sa femme avait-elle peur ?

Il arrive que l'on juge un peu trop vite un événement extérieur désagréable. Avec un peu de recul, on s'aperçoit plus tard que si l'on observe ce qui se passe sans jugement, chaque chose est susceptible de donner du sens à notre vie...
Je vous laisse sur cette pensée profonde ! Prenez soin de vous, c'est important aussi pour ceux qui vous entourent :-)

mardi 7 octobre 2014

J'avoue !

Comme vous le savez si vous venez me rendre visite régulièrement, je prépare la sortie d'un roman.
J'ai d'ailleurs solliciter votre avis pour sélectionner le titre et je vous ferai part très prochainement de ma décision ; j'en profite pour remercier ici les personnes qui m'ont aidée.

Mais ce n'est pas pour cela que je vous écris aujourd'hui...


Ironic Satirical Illustration of a Retro Classic Comics Woman Being a Drama Queen - stock vector
J'avoue !

C'est plutôt pour vous faire part de ma stupéfaction.
J'ai déjà publié et, à cette occasion, je m'astreignais à la relecture de mon texte, afin de le corriger au mieux. C'est, bien entendu, aussi le cas pour mon roman.

Que de fautes ! Beaucoup trop à mon goût...

Je m'explique : à la relecture de mon texte, j'ai retrouvé des fautes que je n'aurais jamais pensé pouvoir faire un jour.

Quoi ? Elle prétend pouvoir corriger les textes des autres, alors qu'elle-même dit faire des fautes en écrivant...
Eh oui ! La question est de savoir pourquoi. Pourquoi fais-je des fautes qui n'ont pas lieu d'être en tapant mon texte ?
Je me suis vraiment posé la question, car j'étais quand même très perplexe devant certaines "erreurs" que j'ai dû corriger.

Je vous livre le fruit de ma réflexion :

- Le fait de taper un texte au lieu de l'écrire manuellement instaure une distance avec les mots qui peut s'avérer préjudiciable dans l'analyse des phrases, donc pour orthographier correctement.

- Lorsque l'on crée une histoire, un texte, on est concentré sur le contenu et l'analyse indispensable à la bonne orthographe s'en trouve restreinte.

- Plus le contenu est long et approfondi, plus le risque de commettre des erreurs est grand !

Le fait est que passer mon texte à la moulinette d'un logiciel de correction aurait été tout à fait insuffisant. En effet, même le meilleur d'entre eux (que je ne citerai pas pour ne pas faire de  publicité) ne repère pas toutes les fautes ou, pire, pourrait en induire de nouvelles en raison d'une analyse erronée de la phrase.

Moralité de l'histoire :
L'assistance d'un logiciel, c'est bien, mais la réflexion humaine, c'est mieux !
À bon entendeur,... :-)





vendredi 3 octobre 2014

La confusion règne


Layane et Sylvie ont ceci en commun que la confusion emplit leur vie et les presse, sans qu'elles le sachent, vers des bouleversements inévitables.


Il me reste sept restaurants à visiter d’ici la fin de la journée. Je prends mon temps en attendant l’heure d’ouverture et je me dis que, lorsque, ce soir, je rentrerai chez moi, peut-être aurais-je eu la chance de trouver la fameuse aiguille que je cherche…

**** 

La Venise des Alpes

Habituellement, les lundis sont assez calmes au restaurant, mais pas ce jour-là.
Sylvie est éreintée. Ils n’ont pas arrêté une minute, ce qui est, certes, une bonne nouvelle, mais elle n’en peut plus, surtout lorsqu’elle se dit que ce n’est que le début.
Annecy ne reste jamais sans touristes. La beauté du lac et les aménagements judicieux pour inciter promeneurs et sportifs à en profiter pourraient déjà suffire à expliquer le rayonnement touristique de cette ville. Cependant, là n’est pas le seul attrait de celle que l’on se plaît à dénommer parfois La Venise des Alpes.
La vieille ville offre aux chalands l’occasion de déambuler dans de nombreuses rues piétonnes qui serpentent sous des arches, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, et qui les conduisent naturellement dans la rue Sainte-Claire, où se trouve notamment le restaurant du couple. Aux alentours, un large éventail d’établissements propose des plats plus goûteux les uns que les autres, afin de satisfaire les touristes dont l’appétit est aiguisé par le charme des rues anciennes, traversées par de nombreux canaux aux abords fleuris.
L’enjeu consiste donc pour Alian et Sylvie à toujours chercher à se démarquer.
Pour cette raison, de nombreuses jardinières en bordure de l’établissement débordent de magnifiques géraniums aux couleurs chatoyantes. Sylvie met aussi un point d’honneur à renouveler régulièrement les décorations qui agrémentent la devanture du restaurant. Cerise sur le gâteau : les différents menus tous plus appétissants les uns que les autres sont présentés d’une belle écriture calligraphiée qui attise la curiosité et l’attrait des clients.
En fait, la calligraphie, c’est le dada de Sylvie, c’est sa passion, sa liberté. Elle est tombée dedans bien avant de connaître Alian, du temps où elle ne s’était pas encore orientée professionnellement et où elle se demandait si elle ne pourrait pas un jour enseigner cet art ancien.
Seulement voilà. Ses parents, qui tenaient le restaurant, lui avaient déjà tracé sa route. Elle reprendrait l’affaire familiale. Il est vrai qu’elle y travaillait souvent pendant les vacances scolaires et que la relation avec les clients lui plaisait beaucoup.
Alors, elle s’était laissé porter et, après avoir passé son Bac professionnel en hôtellerie, elle avait naturellement pris la relève, secondée par ses parents. Toutefois, ceux-ci vieillissaient et s’inquiétaient de plus en plus de ne pas voir leur fille se marier à un homme qui saurait l’aider et pourquoi pas, travailler avec elle au restaurant.
Alors, quand elle leur avait présenté Alian, cuisinier de profession, ils avaient de suite pris fait et cause pour cette relation naissante. Un peu trop d’ailleurs.
Dès le début, Sylvie, bien que très amoureuse, s’était sentie mal à l’aise face au mutisme qu’Alian manifestait parfois. Lorsqu’elle s’en confiait à sa mère, celle-ci balayait le problème d’un geste qui signifiait que nul n’est parfait et que Sylvie ne devait pas se montrer trop exigeante, sous peine de finir vieille fille.
Alors, comme pour son métier, Sylvie s’était laissé porter.
Toutefois, jusqu’à aujourd’hui, les rares moments qu’elle trouvait à consacrer à la calligraphie lui offraient toujours le même plaisir. Concentrée sur son calame, bout de roseau qu’elle préférait aux plumes classiques, elle pénétrait dans un autre espace-temps.
Les soucis, les contraintes, l’heure s’effaçaient, à tel point qu’il fallait parfois l’intervention d’Alian pour qu’elle daigne enfin cesser et aller plonger dans le sommeil d’une nuit plus réparatrice qu’habituellement, mais déjà bien avancée.
C’est encore ce qui était arrivé la veille. Pour cette raison, elle sait qu’il est inutile de montrer sa fatigue à Alian qui aura beau jeu de pointer son irresponsabilité.
Dans un soupir, elle termine de balayer la salle, avant de préparer les tables pour le dîner.
-          C’est fabuleux, on n’a pas arrêté ! lance Alian, dans un élan de joie qu’il partage en soulevant Sylvie dans les airs.
-          Tu as encore la force de me porter ! s’exclame sa femme en éclatant de rire.
Comme c’est bon de faire fonctionner ses zygomatiques ! Alian la fait virevolter dans les bras et l’embrasse fougueusement. La fatigue s’est envolée, les tensions également. La vie est belle finalement, quand on sait la remercier.
C’est ce que se dit Sylvie en regardant son mari lui prendre le balai des mains pour l’aider. Elle se reproche ses jérémiades silencieuses. Après tout, œuvrer en cuisine est épuisant et stressant. Or, jamais elle n’entend Alian se plaindre ou remettre en cause son travail.
Deux heures de répit s’offrent théoriquement à eux, mais, après avoir mangé rapidement, chacun vaque à ses occupations de son côté. Les papiers pour Sylvie, la programmation des menus de la semaine pour Alian.
Lorsqu’ils rentrent chez eux, vers 22 h 45, pas de temps pour échanger, plus d’énergie pour partager, juste envie d’aller se reposer au calme, même si tous deux, pour des raisons différentes, peineront à trouver le sommeil.

 ****

Il est 19 h 20, quand je regagne enfin le camping-car. Éreintée, je chute plutôt que je ne m’assieds sur la banquette. Le regard vide, je jette un œil par la fenêtre et n’aperçois que le reflet brouillé de ma confusion.
J’ai bien envie de rester dormir à cet endroit. Les alentours semblent assez calmes et je n’ai plus assez d’énergie pour bouger mon tank.
À peine la volonté de me chauffer une tisane.

La tasse chaude entre les mains, je revis la journée en accéléré, jusqu'à cet échange désagréable et incompréhensible.

Chercher la vérité mène parfois sur des sentiers que l'on préférerait éviter. Layane ne peut plus reculer, sans avoir toutefois idée de ce qui l'attend...

Je vous laisse sur ces 3 petits points :-)
Bon wk. Je vous envoie plein de douceur et de soleil.